juin 20, 2020

Trois mois se sont écoulés depuis le chamboulement…

Trois mois que ta vie a changé. Les routines ne sont plus les mêmes. Les rôles de tous les membres de ta famille ont changé. Le poids sur tes épaules a augmenté en termes de responsabilités quotidiennes. Et ces changements demandent un investissement de temps et d’énergie continu. C-O-N-T-I-I-I-N-U-U-U….

Tu entends ces mots: “Prends soin de toi, prends du temps pour toi”… mais tu te demandes comment c’est possible avec toute cette charge mentale et physique! Le simple fait d’entendre ces mots, ça résonne doux à l’oreille, mais leur application dans le concret ne semble pas trop réaliste. La question se pose: “Qu’en est-il de ton réservoir d’énergie?”

Tu ouvres les yeux le matin, même pas les pieds dans la douche, et le son de la voix de tes petits amours retentit déjà : “Mammmmmaaaaannnnn!”

Eh oui, c’est l’heure… Déjeuner, rangement, devoirs, préparation d’activités, organisation du travail, des tâches de la journée… Et là, tu n’es pas encore arrivée à midi… En panne d’idées et de créativité? Mais voyons, comment est-ce possible? Fatiguée ??? On se demande : ‘’Eh bien… Est-ce que j’ai le droit de l’être? C’est pourtant biennnnn normal de s’occuper de nos enfants après tout… ce sont NOS enfants, NOTRE responsabilité…non? ‘’. Comment parler de fatigue? Ah oui, le doute et la culpabilité qui viennent combler le tout!

Et toi papa, tu termines aussitôt ta journée de travail, épuisé d’avoir entendu du bruit ou adapté tes tâches ou même géré des imprévus qui ne sont pas toujours en lien avec le travail…. “Papppppaaaaaaaa!”

Ah oui, c’est vrai… tu as une famille! 😉 Tu viens de terminer ton dernier Zoom avec ton patron, tu quittes le travail ou ton bureau nouvellement aménagé dans un coin de la maison…et maintenant Hop! On s’assoit par terre pour jouer aux “Playmobiles” et à la pâte à modeler, car les enfants ont été tellement patients toute la journée à attendre de recevoir TON attention.

Où avons-nous lu et appris cette drôle de définition du rôle de parent : Toujours disponible et patient, énergique, avec toutes les réponses, toutes les ressources, toutes les qualités…parfait quoi !!?

En prenant quelques minutes pour lire ce court message… Prends, s’il te plaît, quelques minutes juste pour faire ce petit exercice-là

PAUSE – EXERCICE

Penses-y bien… qu’est-ce qui fait vibrer ton cœur à toi ? Qu’est-ce qui te donne un feeling de joie, si petit soit-il? Ici, on ne parle pas de rêve de quelque chose que tu aimerais… On te demande de venir te reconnecter à un sentiment de joie que tu as déjà expérimenté, comme personne, comme parent, comme conjoint-e, dans un passé proche ou lointain.  Savoure ce que ce moment t’a apporté, ce qu’il pourrait te faire vivre encore au quotidien, maintenant… Si rien ne te vient à l’esprit à l’instant même, pourquoi ne pas te laisser aller, juste quelques minutes de plus, à un doux moment qui te rend heureux-se, tout simplement… Permets-toi de savourer ce moment!

Peux-tu garder cet état de bien-être pour reconnecter auprès de ta petite famille ou retourner à tes tâches quotidiennes de façon plus zen?

N’oublie pas de prendre juste une bouchée à la fois… pas des journées entières, ni des demi-journées (même si celles-ci te feraient le plus grand bien). Juste t’arrêter, respirer profondément et regarder le beau autour de toi! Parce que du beau, il y en a toujours en dépit des circonstances, quelles qu’elles soient.

En fait, la joie qui perdure à travers les temps difficiles est peut-être plus simple à percevoir qu’on ne le croit. On ne peut malheureusement choisir nos circonstances ni les émotions qu’elles génèrent, mais on peut choisir de changer notre focus. Distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Pour terminer cette pause-exercice, voici des suggestions de moyens concrets pour cultiver la joie:

J :   J’ose penser à moi (ben oui, ces fameux mots qui persistent à se faire entendre!)

O : Oublier le perfectionnisme – il est un sapeur de joie! (Le gazon peut attendre, tout comme l’époussetage d’ailleurs…)

I :   Investir dans ce qui compte le plus…les personnes, bien entendu!  Prendre le temps de faire un câlin, de s’asseoir en tête à tête pour se raconter notre journée. En rétrospective, les petites choses sont souvent les grandes.

E :  Exprimer mes besoins – nos proches peuvent avoir une grande capacité d’écoute… si on leur laisse la chance de la développer!